Terminer la saison en fanfare. Ca ne se dit pas. Mais…..ça se fait.

22 Août

Fanfareduloup ORCHESTRA

La Fanfareduloup Orchestra : tenue de rigueur incorrecte.

La fanfare du loup nous fait revivre d’autres lieux et d’autres temps. Nostalgie de la musique des kiosques de parcs et jardins, principalement dans les villes d’eau à partir de la fin du XIXème siècle, où les fanfares et harmonies jouaient un répertoire destiné aux curistes et aux habitants.

« Ils n’ont pas besoin d’un cerveau pour marcher, une moelle épinière suffit ».
Contrairement aux interprètes d’airs militaires, aux musiciens-soldats épinglés par Albert Einstein, les membres du Fanfareduloup Orchestra vivent l’urgente nécessité de posséder tous leurs organes, et en premier lieu, le coeur, le palpitant, la pompe vitale. C’est en effet de ce brasier intérieur, source et moteur, que naissent les rythmes calorifères qui réchauffent notre planète en voie de glaciation.
L’ activité des musiciens du Loup est donc proprement capitale : elle retarde ni plus ni moins la fin d’un monde, celui des sentiments, promis aux frigorifiques des cités post-industrielles.

Tango, rumba, cumbia, calypso, rock, jazz ou musette métèque, leur répertoire est une histoire d’amour frénétique.
Le récit d’une fête transcontinentale sur laquelle le soleil ne se couche jamais. Un rêve métissé où se croisent dans l’air embué du matin tropical l’oiseau parleur des fables de Garcia Marquez et le squelette dansant et cliquetant du Mexique lunaire de Juan Rolfo.

Sur scène ou dans la rue, du théâtre à la vie, en Suisse ou à l’étranger, depuis ses débuts, Le Fanfareduloup Orchestra a choisi de ne pas « marcher » dans la combine : ni au pas ni en file indienne. Mais à la débandade, en ordre dispersé, comme les clowns de Fellini, en criant entre deux quintes de rire : avanti popolo !

Les cuivres – solaires -, les cordes – pour y pendre le linge essoré des songes -, les percussions – battements chavirés du plaisir – concourent, chacun à son ineffable manière, à faire de leurs spectacles des îlots de bonheur où viennent inévitablement échouer les naufragés évadés de « L’esprit du temps », ce sinistre vaisseau fantôme hantant les mers froides du globe.

Juan Martinez

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