Archive | juillet, 2012

Rebetiko. Un peu d’histoire

28 Juil

Nés au début du siècle dans les communautés grecques d’Asie mineure pour s’étendre ensuite à toute la Grèce, la musique et les chants dits « rebetika » sont une des créations les plus originales et les plus spécifiques de la culture grecque d’aujourd’hui. Comme le blues, le fado ou le tango, le rebetiko est initialement le cri des marginaux, la plainte des esseulés et des laissés-pour-contre. Il prend racine dans la musique qu’on joue dans les « Kafe Aman » des côtes d’Asie mineure et de Constantinople, ou encore dans les lamentations des prisonniers. Au début des années 1920, le rebetiko arrive en Grèce dans les bagages d’un million de Grecs chassés de leur terre natale, lors de l’échange des populations grecques et turques ordonné par le traité de Lausanne du 24 juillet 1923 (1,6 millions de Grecs contre 385 000 musulmans de Grèce). Etrangers au sein de leur propre patrie, confrontés au chômage, à la pauvreté et même à une forme de racisme, ils se réfugient dans leur musique, qui prend alors son véritable essor, principalement dans les quartiers populaires d’Athènes (au Pirée), de Thessalonique et dans l’île de Syros. A cette période, les thèmes abordés dans les rebetika se réfèrent à l’amour et à des comportements défiant la loi (consommation de haschich et de cocaïne, prison, prostitution) Lors de la catastrophe d’Asie mineure, beaucoup de Grecs émigrent également aux USA emmenant avec eux le rebetiko et les traditions musicales de Smyrne. Dès les années 1920, des rebetika sont enregistrés aux USA, avant même qu’en Grèce, où les premiers rebetika, de Markos Vamvakaris, ne seront gravés qu’en 1932. La renommée de certains rebetika « américains » a traversé les âges, ainsi Misirlou, ( « Egyptienne » en grec) la bande son du film Pulp Fiction, de Quentin Tarantino (1994) est une adaptation d’un rebetiko de 1927 ! En 1936, lorsque le dictateur Ioannis Metaxas prend le pouvoir en Grèce et qu’il installe la censure, les paroles des chansons s’adaptent aux nouvelles règles et toutes les références aux drogues disparaissent peu à peu. Malgré tout on continue d’écrire des textes sulfureux, tout au moins jusqu’à l’invasion de la Grèce par les Allemands en 1941, où sous l’occupation tous les enregistrements cessent. Après la libération de la Grèce, le rebetiko se popularise et sort des bas-fonds de la société où il était confiné jusqu’alors. Il parle toujours des joies et des peines de l’amour, mais aborde aussi les problèmes sociaux. Les principaux instruments du rebetiko sont le bouzouki et le baglama (instruments de la famille des luths, à cordes pincées) Ils peuvent être accompagnés par le violon, le tsouras, la guitare et le toumbeleke. Le bouzouki a été largement adopté par les grands compositeurs grecs contemporains, dont Mikis Theodorakis et Manos Hadjidakis. Dans certains anciens enregistrements on entend même le son d’un verre frotté, qui n’est en fait que le son produit par le contact d’un komboloï* et d’un verre. *Sorte de chapelet composé de 16 à 20 perles ou grains de bois, exclusivement utilisé par les hommes pour se relaxer ou pour passer le temps. Le rebetiko qui a gagné aujourd’hui une grande popularité, est aussi et surtout une musique qui se chante. La Grèce ayant connu une forte immigration (Amérique, Australie notamment) il est devenu un sujet de recherche à travers le monde.

Document Grèce/Françoise Batardon

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Organiser un concert c’est facile.

20 Juil

Vous devez vous dire qu’organiser un concert c’est facile, que du plaisir, pas la peine d’en faire une montagne.

J’aimerais donc parler un peu de la réalisation d’un tel événement et de l’homme qui a coordonné et organisé le pique nique klezmer avec une main de maître et le sourire, Eric Ackermann (n’essayez pas de le débaucher, il n’acceptera pas). Voici son programme:

 la veille au soir-karcher sur 400 m2;

9,00 h – prise en charge 160 chaises et 20 grandes tables;

9,00 h – arrivée d’une douzaine de personnes pour la mise en place;

9,15 – 11,30 h – mise en place chaises et tables pour les résidents, buffet et aménagement espace pour le public;

10,00 h – préparation raccordements électriques (50 m de câbles à poser d’une manière sécurisée);

11,00 h – arrivée musiciens, réglage son;

11,30 h – arrivée catering;

11,30 – 12,15 h -arrivée 40 résidents des Marronniers avec 34 accompagnants et de 32 personnes (accompagnants compris) de l’Age d’Or. Leur transport s’est fait par 7 bus en 13 allers-retours;

12,00 h – service env. 100 repas somptueux (grillades, salades, fruits) et apéritif de bienvenue pour le public;

12,30 h – arrivée 50-60 spectateurs, accueil;

12,30 – 14,30 h – concert Hotegezugt;

14,30 – 15,30 h – retour, rangement, nettoyage, etc.

Facile, n’est ce pas?

Mais n’oublions pas le concert.

 

L’ensemble « HOTEGEZUGT » constitué par Michel BORZYKOWSKI aux saxophones, Sylvie BOSSI à l’accordéon et Frédéric BERNEY à la contrebasse a crée une ambiance des plus joyeuses et entraînantes. Il a été rejoint d’une manière totalement improvisée par Esther ACKERMANN, dont la voix et l’entrain ont incité le public à danser.

 Ce fut un grand moment pour nous tous (le plus jeune spectateur devait avoir deux mois, le plus âgé 102 ans), une belle et émouvante expérience.

 

Pique-nique Klezmer

11 Juil

Et le pique-nique KLEZMER du mardi le 17 juillet à midi, juste pendant la pause. Voilà comment. Vous amenez votre collation et à boire. Sur place des tables, des chaises et de la musique. C’est la maison des MARRONNIERS qui organise tout ca. Une fois par année c’est sa sortie dans la nature. Et cette année Eric Ackermann a décidé qu’elle aura lieu chez nous. Joli mélange en perspective.

Le klezmer est la musique des anciens orchestres juifs itinérants d’Europe de l’Est. Colporté de shtetl en ghetto, imprégné de liturgie, encanaillé dans les auberges et enrichi de danse et de théâtre, il a bien failli être exterminé avant d’être bouturé au jazz en Amérique.

A la fois joyeux et nostalgique, ce « blues yiddish » exprime toutes les émotions humaines… En haillons ou en frac, fait d’eau de vie et de sang sur la neige, opiniâtre comme la révolte et avec l’abnégation du désespoir, il rit avec des larmes et pleure en pouffant.

Le klezmer se promène, de chanson en danse, de virtuosité en ornementation et de mariage en ivresse, entre la joyeuse folie de l’âme slave et la spiritualité juive.

Perpétuant la tradition sans la figer, HOTEGEZUGT (« cause toujours! » en yiddish) joue depuis 1996 ses propres compositions et un klezmer traditionnel assaisonné à son goût, parfois métissé de chants séfarades, de musique classique ou de swing…

Bierre et pizza

10 Juil

Quel soulagement! Et quel bonheur!
Voilà un rêve qui se réalise. Le temps étant de notre côté, nous (enfin, Gilles et Yves, on s’entend), nous sommes installés dans l’herbe, en face du préau couvert. Allongés, assis sur des chaises,  debout, plus  de 200 personnes ont assisté à un concert par moments magique. Transportés aussi devant une telle audience et dans un tel cadre, Gilles et Yves nous ont fait voyager dans le temps. Deux parties, environt 25 chef- d’oeuvres du grand sétois.

Voilà, il y a parfois des moments comme ca!

http://www.youtube.com/watch?v=8epT8Bi47mk

Après tous ces emotions je mérite bien une pizza,,, et une bière.
A partir de demain quelques jours de vacances et mardi 17 ca continue.

 

Ca continue

1 Juil

Le 8 juillet, « Gilles chante Brassens », deuxième concert. Et le temps toujours incertain. Quel été bizzare !

S’il fera beau, Gilles jouera sur la pelouse.

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